Le racisme obsessionnel de Zemmour est l'expression d'une stratégie de survie classique de l'immigré, qui, ne supportant pas sa position minoritaire, cherche par suradhésion une place au sein du système qui a vocation à le discriminer. (1/12)

Il est le reflet du racisme endémique au sein des classes élitaires, qui requièrent des gages à tout membre d'une minorité avant de lui offrir une place et l’intégrer.

Il en devient ainsi l'idiot utile. Mais plus grave encore: un traître et l'incarnation de la lâcheté.
(2/12)

Cette position inassumable, extrêmement violente, est ce qui explique son obsession contre ce qu’il prétend être la lâcheté des "progressistes", sans qui il aurait été soit exterminé, soit systématiquement discriminé: il les hait de ce qu’il sait leur devoir.
(3/12)

Elle rencontre un écho important au sein de la société pour une simple raison: nous sommes des millions à accumuler des frustrations du fait de nos compromissions avec un système dont on sait qu'il nous a détruit intérieurement, et saccagé nos semblables qui y ont résisté. (4/12)

Elle explique pourquoi il est par tant d'autres considéré comme un guignol, un bateleur: on ne voit en lui que l'archétype du soumis. Que toute une partie de l'extrême droite antisémite, dont Soral, se régale de lui, dit tout au sujet du chemin qu'il a pris. (5/12)

Là où la gauche commet une erreur fondamentale, c'est en ne comprenant pas que ces turpitudes et cette violence l'ont poussé à construire une puissante pensée pour sublimer la violence et le dégoût qu'autrement, de lui-même, il ressentirait. (6/12).

Zemmour est beaucoup plus puissant et armé intellectuellement qu'un quelconque des hérauts du progressisme contemporain qui, depuis des années, ont cessé de penser la société. Au-delà de ses fixations identitaires, il touche un clef: l'idée de la France, et sa souveraineté (7/12)

Comme tous les lâches, il évite le principal écueil, la véritable raison de l'effondrement de son pays: sa colonisation américaine et la destruction de ses traditions par un consumérisme, une financiarisation et un libre-échangisme forcenés.

C'est cela qui nous a dévasté. (8/12)

Pas les pauvres hères que nous n'aurons cessé d'exploiter et d'écraser, et qui ont été comme nous les victimes de la dévastation de nos sociétés.

Mais il faudrait un courage immense pour l'énoncer. Et pour rompre avec un modèle économique qu'il n'aura jamais pensé. (9/12)

Un courage immense pour dire le mépris que suscite une politique étrangère vassalisée, qui réduit le ministre des affaires étrangères au rôle de vulgaire marchand de canons, ne parlant que lorsqu'il s'agit de se plaindre ou de se féliciter de contrats d'armements. 10/12

Un courage immense pour dire la vérité: sans rupture avec l'Union Européenne – que Zemmour veut préserver – il n'y aura jamais de sortie de cette vassalisation et de la perte de souveraineté qui nous a tous amenés à devenir les colonies d'un empire avarié. 11/12

Un courage immense enfin, pour dire que ce sont bien eux, les Bolloré, Dassault & cie, qui ont détruit notre démocratie et produisent chaque année les flots de désespoir qui arrivent à nos pieds.

Ceux là même qui ont fabriqué Zemmour et nous privent aujourd'hui de souveraineté.

PS: après réflexion je remplacerais "racisme" par "xénophobie" et "immigré" par colonisé dans mon premier tweet. C'est bien le système colonial qui sert de matrice à la pensée d'EZ.

Originally tweeted by Juan Branco ✊ (@anatolium) on 18 September 2021.

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